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COLS BLANCS ET GILETS JAUNES : Étude de cas

COLS BLANCS ET GILETS JAUNES : Étude de cas
GNADOU ATHYTHEAUD

Un Prince ne le devient-il qu’en étant couronné ? Est-ce seulement l’élection qui fait le président ? Cesse t’il jamais de l’être ? De ne plus être digne d’en désirer ni les privilèges ni la protection, et de fuir l’influence conféré par le pouvoir, mais également le pouvoir conféré par cette influence ?

Un cercle se forme en ce que le pouvoir et l’influence se nourrissent mutuellement, y compris ou précisément une fois la haute charge laissée. Ainsi l’homme à responsabilité sera dit muni d’un carnet d’adresse après son office, ces réseaux, cette intelligence et compétence sociales seront certainement mis à profit personnellement ou au service d’une organisation, d’un projet de plus grande envergure.

L’ancien (homme de) pouvoir est recherché pour son influence, et celui qui cherche à être influent se rapproche du nouveau pouvoir, et de celui et ceux qui le représentent. Ou mieux le détiennent. C’est à dire de l’autorité, celle-ci ayant la raison, l’intérêt, la force et le droit avec elle. Ainsi que toutes les prérogatives, ressources et capacités liées à ce quadriptyque de la projection auto-conservatrice.

Le pouvoir se réfère à une autorité qui est son modèle compréhensible, visible, et son géniteur, puisqu’il est la force de conception, d’organisation et d’action qui confie la gestion à un modèle de gouvernement référent élaboré par ces soins. Un pouvoir ne se crée pas seul, et encore moins de lui-même. Il n’a pas de raison, ni même de capacité d’exister sans conditions et volontés extérieures à lui. Il est donc dépendant, et au moins subordonné dans le sens ou il faut une fois qu’il a été crée, lui donner un sens, lui assigner une mission. Le pouvoir est une chose modelable, une matière sans forme ni réalité, un concept vide de sens, qui ne s’accomplit que lorsqu’il est appliqué sur. Le pouvoir d’un roi de Bohême-Moravie n’existe pas s’il n’existe pas de Bohême-Moravie.

Le pouvoir est décidé par, et à travers lui, permet de régner sur. Le pouvoir est un gant. La main est à l’abri. Mais la condition d’un pouvoir est son support de travail et ses auxiliaires. Pour qu’il y’ait un roi il faut qu’il y’ait un royaume. Néanmoins des rois sans royaumes, des rois sans couronnes existent, comme l’Europe en connut en si grand nombre aux lendemains de la Première Guerre mondiale. Néanmoins, en ce qui concerne notre sujet, qui sont les forces du pouvoir et les forces sur le pouvoir, il est évident que l’intérêt est amoindri -puisqu’il n’ont plus de pouvoir- non pas qu’il soit indignes d’intérêt, et impuissants ou de peu de valeur, mais parce qu’ils n’ont plus de pouvoir sur.

L’autorité n’a plus lieu de les supporter car ils ne sont plus dans la ligne autorité-pouvoir-sujet. Cette ligne, comme son nom l’indique, part de l’autorité au pouvoir, et du pouvoir (par exemple la direction d’une entreprise) au sujet (les employés, les partenaires, les clients et les interlocuteurs de l’entreprise, bref tout ce qui à un rapport avec les activité dudit pouvoir). Or l’autorité ne doit pas être mise à nu par l’absence de pouvoir de telle sorte qu’elle puisse se retrouver en contact direct, immédiat avec le sujet dont l’administration et le contrôle direct est confié au pouvoir. La ligne allant de l’une à l’autre doit toujours être occupée par le pouvoir qui effectue un barrage institué, permanent, entre ces deux réalités concrètes que sont l’autorité et son sujet principal. Le pouvoir est l’affaire de tous, à la portée de tous et donc une cible facile, privilégiée. Mais le pouvoir est toujours particulier, il est UN pouvoir, celui de l’administration Trump, du gouvernement Philippe ou d’un dirigeant en responsabilité à un instant T.

Le jauger, le juger, le remettre en question est un fait auquel le pouvoir est habitué, et qui d’emblée, le chosifie, le temporalise dans le sens ou il est mis en sursis dès son établissement. Les pouvoirs passent, les hommes restent. Mais de quels hommes parle t’on ? Du peuple ? De l’autorité ? D’ailleurs, qu’est-ce que cet autorité dont nous parlons depuis sans rien n’en connaître ? Est-elle constitué par des personnes ? N’est-elle qu’un concept, une réalité abstraite qui se concrétise par l’influence qui lui est donné, les décisions prises en son nom ? L’autorité est-elle et agit elle en soi ? Ou alors n’est elle qu’un instrument au service d’une idée directrice ?

Toute idée, à défaut d’être fortuite, n’est pas vaine. Les idées matrices et motrices de l’autorité, qui la règlent et lui permettent de régenter, seraient elles ce chemin tracé que les décisions du pouvoir, comme les bouleversements et les évolutions du sujet, sont appelés à honorer ?

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