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DE L’ÉVOLUTION MATURELLE

DE L’ÉVOLUTION MATURELLE
GNADOU ATHYTHEAUD

La médecine est à la fois savoir et intelligence. Le docteur est donc à la fois érudit et sage. Toutefois, selon l’hénalogie du terme latin docere dont dérive celui de docteur, le praticien de santé est celui de l’enseignement, de la parole qui élève et que l’élève suit, au même titre que le patient et la communauté humaine.

Le docteur, ainsi n’est pas seulement praticien mais enseignant.

C’est pourquoi le docteur n’est pas seulement le médecin, à savoir le docteur en médecine, mais aussi le docteur en pharmacie, le docteur en droit, le docteur en mathématiques, le docteur en philosophie, le docteur en ingénierie ou biologie ou encore le docteur en sciences économiques.

Le docteur est donc l’éclairé qui éclaire, le professeur, le docte, savant et érudit.

Le docteur transmet, et sans doute lui a t-il été transmis, par expérience et formation.

Mais après tout, la formation n’est-elle pas expérience et l’expérience n’est-elle pas formation, les deux devant former pour l’être conscient l’acquis ?

La mémoire, le souvenir, la connaissance intégrée et la justesse de son rendu sont-ils primordiales pour le docteur, ici le docteur en médecine, comme il l’est pour le Docteur de la Loi, religieux interprétant et enseignant la Loi judaïque.

Le transmis, malgré qu’il repose et s’applique à la pratique, devient en dehors de l’action pratique, une théorie.

Ainsi la conduite automobile extraite du cadre de l’action de conduire devient t-elle une théorie de la conduite automobile, ici et là enseignée avant même toute pratique personnelle par l’élève de la conduite automobile.

Nous voyons pourtant des apprentis-automobilistes apprendre à conduire avant ou pendant leur apprentissage théorique de la conduite ; certains même, en notre temps ou des époques révolus, passaient outre les bancs pour directement sur le siège du conducteur.

Prenons un temps pour nous interroger : Pourquoi enseignons-nous le Code de la route aux aspirants usagers motorisés de la route ?

La nécessité qu’il sache bien se conduire, qu’il ne soit ni un danger pour lui-même et pour autrui, sont des motivations saines d’une telle entreprise.

La route, vu comme lieu sain pouvant devenir un lieu de danger et de mort, oblige une telle formation pour quiconque veut l’emprunter.

Les autorités et forces de l’ordre condamnent, les accidents punissent les fautes à la loi, frappant parfois de par les contrevenants des victimes malgré elles des infractions d’autrui.

Si le Code de la Route met l’accent sur la maîtrise de la conduite et des règles de circulation commune, un Code de la Santé pourrait-il enseigner la bonne tenue de sa condition physique, et transmettre les fondements d’une vie commune assainie par le respect d’un tel Code ?

Les freins d’un tel projet serait la réflexion sur la possibilité d’infractions au Code de la Santé, qui ne seraient possible que par la généralisation des préceptes d’une loi sanitaire qui deviendrait la norme.

Objectons que la peur d’un ordonnement par la réticence à la répression serait confondre la loi d’avec le délit.

De plus, interrogeons sur les bienfaits que procurent le respect, ou du moins une connaissance de la règlementation routière, comparons les avec l’ignorance du Code de la Route ou des bases de la circulation; puis comparons les au bienfaits d’un conditionnement au bien-être, comme aux méfaits de leur méconnaissance.

Le non respect du code la route peut conduire, de manière directe, immédiate, brutale, à l’accident, voire à la mort.

N’est-ce pas également le cas du mépris des bases de la conduite en matière de santé et sanité ?

Nul n’est censé ignoré la loi. La santé gagnerait donc à être repensé, partant le rôle même du médecin, en ce sens ou la santé est un droit, mais devrait également, au vu de l’exigence professionnelle qui s’impose au corps médical, et in fine aux autorités, et même à chacun de nous, comme notre époque covidalesque nous le démontre, un devoir, et non pas seulement pour le praticien, mais aussi et surtout pour le patient.

Ce serait rendre au médecin la faculté de dire avec l’assurance d’être entendu par un usager des services de santé qui deviendrait acteur de droit de sa propre évolution.

Ainsi, la vie serait plus saine par simple conscience de son exigence.

Car ne nous méprenons pas, pour toute responsabilité, la régression réside dans l’exigence envers autrui de ce qui est de notre ressort.

L’évolution saine serait celle qui allierait notre intérêt vital qui ne peut de la nature être détourné, d’avec la maturité qui seule en permet la charge consciente.

Ainsi sommes-nous appelés à survivre à l’évolution maturelle.

GNADOU ATHYTHEAUD

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