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LES PLEINS POUVOIRS

LES PLEINS POUVOIRS
GNADOU ATHYTHEAUD

 

INTERROGÉ PAR NOS CONFRÈRES du Journal du Dimanche (JDD du 2 septembre 2018) l’homme politique français François BAROIN, Président de l’Association des Maires a donné un avis certain sur la politique budgétaire du Président de la République française Emmanuel Macron, et sur ce que celle-ci sous-tend. Ainsi, le Maire de Troyes explique que le Président a donné « les pleins pouvoirs à la haute administration », ce qui se traduirait par l’inflexion budgétaire gouvernementale, où l’expliquerait.

Dire que les pleins pouvoirs sont données à l’administration signifie que c’est elle qui est alors aux commandes.  Que les « pleins » pouvoirs sont désormais confiés à l’administration, cela induit de toute manière qu’ils en ont déjà. Le ton employé employé par l’ancien Ministre des Finances français indique qu’il s’agirait toutefois de ne pas leur en laisser la pleine et entière propriété.

 

Avec cette interrogation hexagonale non sur le bien-fondé de la technocratie, mais sur l’étendue des prérogatives de la haute administration, il est plus didactique d’observer les atermoiements autour de l’intégrité de la présidence Trump. Alors que c’est un entourage de l’ombre désormais célèbre et identifié qui vaut au 45ème président des États-Unis d’être visé par une enquête, c’est bien à une administration technique et judiciaire « anonyme » et hors du débat public que celui-ci se réfère pour évoquer une machination à son encontre.

Le terme de « Deep State (État profond) est même prononcé par Donald Trump, terme qui renvoie à un État dans l’État, un état analogue au Dark Web ou web profond, c’est à dire aux ramifications sybillines, abyssales.

Le 6 septembre 2018, le New York Times publie une tribune « anonyme » qui serait celui d’un haut cadre de l’administration Trump confessant œuvrer contre la politique de Trump.

 

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Est-il légal, moral et justifiable de travailler à l’intérieur d’un État  contre le Chef de l’État ? Si cela est justifié par de bonnes raisons, cela est sans doute envisageable ? Mais quelles sont les bonnes raisons ? La bonne raison du dissident, ou du déserteur, ou du traître ira toujours à l’encontre de la raison de celui auquel il s’oppose. La raison et les raisons subjectives de chaque parties, donc la position et l’intérêt de chacun sera pour lui la norme, le curseur. Aussitôt situé hors de ce cadre, ou non dirigé dans sa direction, l’idée sera aussitôt refusé, combattu.

Il y’a t’il un curseur qui puisse désigner ce qui est à faire et à soutenir et ce qui ne l’est pas. Même dans un État dit de droit, il y’a en son sein tel faction qui souhaite A et tel faction qui souhaite X, de tel sorte que ceux qui souhaitent X estime que si c’est A qui est mis en œuvre, cela constituerait une menace pour son idéal, et vice-versa; si X est appliqué, ceux qui exigent A en prendrait acte en constatant que leur politique est bafouée.

Cette politique bafouée, cet idéal menacé, que représente t’il, qu’elle est sa valeur et comment peut-il rencontrer du succès, et donc prospérer et s’imposer ? Par la propagande, il s’étend et gagne les esprits. Mais il se doit de bénéficier d’un tissu primaire solide et fécond qui puisse se mouvoir, se cacher, se défendre et disposer d’ne puissance d’attaque ou de persuasion significative pour être pris en compte.

 

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La valeur de la politique, de l’idéal réside d’une part dans son idée même, d’autre part dans l’éclat extérieur qu’il renvoie dans l’esprit et le cœur des foules. Cet éclat peut provenir de la force interne du tissu primaire politique (par exemple dans le cas de tel groupe armé, de la cohésion du noyau ou du charisme et de la force morale, mentale du leader.) On parle alors de prestige interne.

Ce prestige interne est celui-ci qui saisit les Britanniques et le monde de respect face à la Maison Royale de Windsor, non parce que l’on pense premièrement à la puissance et même au prestige de la Grande-Bretagne et du Commonwealth, mais par l’énergie ou la solidité interne qui est nécessairement perçu. Ce prestige interne est ce qui couplé à l’éclat externe, à fait se lever des millions d’individus pour suivre Hitler dans son périple sans retour, convaincus à la fois par l’idée et l’organisation intrinsèque de l’appareil nazi, mais de plus par l’élan extérieur provoqué par l’imagerie de grandeur, et la réalité de puissance.

Revenons à l’idéal, à la politique. L’idéal est la vie dans l’internéité, de l’idée que l’on porte. La politique est l’existence de cette idée dans l’externéité générale. L’idée est produit par l’internéité, mais peut être le fruit de l’observation de l’externéité générale. Cette externéité genéral est l’ensemble de l’externéité de tous (c’est à dire de nos actes, productions, paroles et leurs conséquences). Or nos externéités, et partant les faits, situations et créations dérivants de causes humaines, sont guidés par nos internéités (vie interne). L’idée es à ce niveau intermédiaire entre l’internéité dont elle est le fruit, et l’externéité ou elle est semée.

 

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L’idéal, qui est donc la conséquence la plus parfaite de l’idée envisageable, se doit de devenir une volonté qui se transforme en acte en vue de parvenir au but souhaité ( à savoir une conséquence souhaitable -ou allant ou delà des espérances- de l’idée de départ).

Or, voyons-nous ici et là une politique se confronter à une autre politique … Un fracas de politiques qui interroge, celles-ci défendent t’elle tous un idéal ? Et si telle est le cas, lequel ? Dans un État, quel doit être l’idéal, ou les idéaux défendus ? Cela est-il toujours le cas ? Comment faire pour rendre sa politique adéquate à l’idéal d’État ? L’État constitue t-il d’ailleurs l’idéal ultime ? Est-ce le pays au sens de Nation, de patrie (exempt de toute aspect gouvernemental) ? Est-ce la population, au sens des hommes libres de disposer d’eux-mêmes et donc de choisir leur idéal et de se battre pour lui, ou contre un autre idéal.

Qu’est ce qui autorise à se battre pour un idéal si ce n’est l’idéal même. La défense de l’idéal n’est-il pas un idéal en lui-même ? Est-ce souhaitable qu’il le soit ou non ?

 

 

 

 

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