Point de vue

L’ECO AFRICAINE – L’AUTRE FACE DE LA MONNAIE

L’ECO AFRICAINE – L’AUTRE FACE DE LA MONNAIE
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Des manifestations critiques se sont multipliées vis à vis de la nouvelle monnaie
Africaine, l’ECO ces derniers jours. Cette monnaie, selon des sources bien déterminées,
à part l’euphorie qu’elle transmet en ce moment, n’aura pas longue vie, car
elle serait condamnée à mourir dans la mesure du possible.

L’ECO comme les autres monnaies requerra bien sûr un temps de mise en place et une économie forte sur laquelle devra s’appuyer un système fiable. De notre avis, nombre de déclarations concernant l’ECO portent à en croire qu’à l’Afrique servira une meilleure monnaie (laquelle ? l’on se questionne), ou un système monétaire dont les solutions de bon fonctionnement doivent être absolument tenues par un fil tiré de l’extérieur.

Si d’aventure cette dernière hypothèse devrait constituer le principe
inspiratoire du système de la monnaie ECO, l’Afrique s’exposerait à un risque sans précédent par son manque de responsabilité. En tout cas, cette grossièreté peut se manifester à l’esprit des gens comme une souris qui se mord la queue.

Cependant, il faut compter sur les personnes intelligentes, rationnelles et
reconsidérer l’intuition de celles-ci vis à vis de la chute et de la reprise
dans l’histoire du rôle majeur des monnaies fortes appelées aussi “monnaies de référence”.

ZONES MONÉTAIRES
Mal Nécessaire

Les économies non fermées, ouvertes sont susceptibles de la volatilité des
taux de change qui peut engendrer une augmentation des coûts et provoquer la déstabilisation des marchés ou mettre en péril la juste distribution des capitaux. Tous ces chocs n’ont pas empêché le dollar, le yuan, l’Euro de tracer leur parcours pour être ce qu’ils sont aujourd’hui.

Les autorités monétaires d’Afrique, en s’y inspirant, doivent se convaincre
d’agir rationnellement vis à vis de conflit qui peut naître entre les exigences
de la stabilité monétaire intérieure et extérieure pour dynamiser la croissance économique. Elles peuvent stimuler la croissance économique par un ciblage de taux de change bas, ou par adossement de celui-ci à une monnaie dite “forte”, etc… de sorte à affecter positivement la compétitive.

Euro Appréciation et Dépréciation

En 2003, l’euro a connu une appréciation sur l’année de 20 %. En 2004, la
hausse a atteint près de 24 %. Ces 2 tendances asymétriques n’ont fait que
réduire ou augmenter l’inflation sans pour autant mettre fin à la survie de
l’Euro.

C’est seulement dans la zone de l’ECO, qu’il est donné de constater avec
surprise que des chœurs s’élèvent à l’improviste pour récuser l’idée même de l’ECO et de sa mise en place pour la seule raison qu’elle ne survivra pas aux différentes variations émanant des effets d’appréciation et dépréciation (réelles) ou pour son PIB (Produit Intérieur Brut) complexivement mauvais.

PIB FREIN OU SIMPLE INQUIÉTUDE

Nous conviendrons que le PIB (Produit Intérieur Brut) au sein de la zone ECO n’est pas en croissance. Pour nous, c’est un agrégat qui comporte de graves insuffisances et donc ne représente pas totalement avec fidélité la santé de l’économie de la zone ECO.

L’approche suivante fait remarquer que le PIB des pays membres de la zone
ECO se porterait complexivement mieux qu’il ne l’est aujourd’hui si d’aventure les pays riches, au lieu de faire des déclarations d’intention, dans toutes les institutions du monde, venaient à payer exactement pour réparer les dégâts des externalités négatives causées à l’économie africaine. Ainsi, le PIB à lui seul ne peut constituer un frein à l’affranchissement de l’ECO.

D’ailleurs, nombreux sont les pays dans la zone Euro y compris la France qui ne réussissent pas à le cristalliser. Les prévisions de croissance du PIB du gouvernement français ne coïncident toujours pas avec celles de la Commission Européenne (CE) et sont encore moins conformes avec celles du FMI, en l’Italie aussi elles n’ont jamais été similaires à celles de la CE.

Du coup, ce qui reste de profond, c’est se servir d’autres indicateurs
positivement dépendants de la monnaie naissante pour des perspectives de
politique économique de changement.

YUAN – CHANGEMENT DE CAP

La Chine après avoir stimulé la croissance mondiale et resté le premier
exportateur mondial depuis 2009, est devenue la première puissance commerciale, en 2013 avec un poids total de 11 % dans les échanges internationaux, importations et exportations mises ensemble. Elle est passée à une phase de rééquilibrage des échanges commerciaux avec l’Europe et les USA tirant sous son exploitation des marchés publics juteux voire stratégiques très réservés et souvent fermés.

Elle a réduit son exposition en direct bien qu’elle détient 1150 milliards
de la dette américaine sur un total de plus de 6400 milliards, possédée par le reste du monde. Elle pointe dorénavant sur un recentrage de son économie sur la demande intérieure. Et si certains experts sont convaincus que de projets de partenariat (transpacifique) et autres accords de libre- échange pourront affecter les exportations chinoises dans l’avenir, d’autres, par contre estiment que la solution à ce problème pourrait être apportée par les réelles intentions déclarées ou tacites du projet One Belt One Road (OBOR).

Euro – Quantitative Easing

Avec l’EURO la Banque centrale européenne (BCE) sous la présidence de Mr
Mario Draghi (remplacé par Madame Christine Lagarde) a pu s’engager plus d’une fois dans des rachats d’actifs, notamment de titres de dette souveraine. Elle a prêté à des taux négatifs aux banques de la zone Euro (territoire négatif). Par exemple, les Etats allemand et français ont pu emprunter respectivement sur 10 ans au faible taux de -0,7 % et -0,4 %. En général, les taux d’intérêt négatifs ont permis aux banques de prêter à leur tour aux ménages pour encourager la consommation, stimuler les investissements et de faire chuter le chômage (les
nouveaux métiers en tension créent peu d’emplois). Ainsi, les taux d’intérêt
négatifs bien que limités dans le temps‘ Mr Draghi a lancé : << whatever
it takes >> une politique monétaire très accommodante pour en faire une
norme apte à sauver l’économie de l’Euro zone sous stress, en mauvaise impasse.

PROBIVIRI – RESPONSABILITÉ POLITIQUE

Il ne s’agit ni d’un procès d’intention, ni un casting pour choisir une
équipe d’hommes honnêtes. Nous sommes franchement mus par un sens pur de responsabilité et de reconnaissance envers tout le Peuple Africain et il nous paraît encore plus sensé de pouvoir dire d’avoir alerté et secouru un homme une femme l’incrédule malheureusement radicalisé(ée). Nous espérons que les dirigeants, les autorités monétaires Africains, tous ne verseront pas obstinément dans de compromis hasardeux en ce qui concerne l’ECO. Nous sommes à la veille des élections présidentielles dans nombreux pays d’Afrique appartenant à la zone Eco, et certains présidents sont à leur ultime mandat. Aussi la tentation de ceux-ci à vouloir se maintenir au pouvoir est-elle forte.

Nous osons croire que les responsables monétaires, dans la perspective de la mise en circulation de l’ECO ne pousseront pas la complaisance à un niveau inimaginable tel à opter pour une parité 1.1 avec l’Euro, sans “s’armer” d’une marge de fluctuation. Ce, du fait que seules les divergences concernant les stratégies des différentes autorités monétaires feront du taux de change ECO/Euro sa stabilité dans le futur.

Par ailleurs, le risque des phénomènes de substitution plane, en ce sens que
des transferts clandestins de réserves personnelles pourraient s’effectuer dans des comptes offshores non artificiels qui vont continuer à verser copieusement des commissions “occultes” (à plus de 50%) pour de prétendus services rendus. En d’autres termes, la survenue d’ « événement déclencheur » ici l’’ECO provoquant des pertes attendues à des institutions financières pourrait pousser le débiteur (politicien, homme d’affaires…) et le créditeur (banque, trésor…) à s’entendre pour faire recours à des rétrocommissions. Pour d’autres cas dont les dynamiques sont similaires à celui-ci nous citons ci-après l’assurance-vie, les fonds fudiciaires de sociétés prête-noms à travers lesquels des paiements pourront de connivence se faire à l’insu du commun du mortel. Et La boucle est bouclée.

SENEGAL, CÔTE D’IVOIRE, NIGÉRIA CHANTAGE OU MIOPIE – MORDICUS

Ces 3 pays attirent l’attention de l’opinion publique nationale et
internationale en ce moment. A’ son passage en Afrique le Président français Mr E. Macron a-t-il mis directement ou indirectement la puce à l’oreille de ses hôtes ?

Si au Sénégal le président ne va pas par quatre chemins pour clamer sa
candidature pour un 3° mandat, en Côte d’Ivoire, par contre, le silence est de mise ; le président prend du temps pour accorder le temps au temps, Pendant que, le géant économique d’Afrique, le Nigéria 52e plus grand importateur au monde de produits de base (riz, blé…) semble avoir laissé s’échapper son avantage compétitif dans la commercialisation du riz. Tout indice porte à croire qu’il ne s’est pas activé suffisamment pour innover en profondeur, sa capacité de production globale, son secteur rizier et faire des économies d’échelle. Poursuivant de cette façon, sa politique de surveillance de la concurrence s’est montrée défaillante et inefficace.

Quelle autre surprise nous réservent-ils ?

Nous sommes de l’avis que beaucoup reste à dire. Pour l’instant, la prospérité nationale ou sous régionale doit se créer, par tous, sans l’illusion de l’Helicopter money (métaphore de Milton Friedman) ; élever les murs ne sert à rien, il faut jeter des ponts pour unir nos sociétés, afin d’assurer le succès du processus d’intégration africaine.

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