Réflexions

« VIE SANS CONSÉQUENCES », DE LA POLYSÉMIE À L’ANTINOMIE : Étude, Distinction et Rapport entre les Conséquences dites produites et les Conséquences dites dues

« VIE SANS CONSÉQUENCES », DE LA POLYSÉMIE À L’ANTINOMIE : Étude, Distinction et Rapport entre les Conséquences dites produites et les Conséquences dites dues
GNADOU ATHYTHEAUD


« Nul n’est si léger qu’il puisse skier sur la neige sans laisser de traces. » Proverbe finlandais

TANTÔT IMPUTÉ À LA BOHÊME, TANTÔT À UNE IMPOSSIBILITÉ LOGIQUE ET PHYSIQUE, EST LE CONCEPT DE LA VIE SANS CONSÉQUENCES.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », comme l’implique la réflexion de l’illustre pionnier expérimentateur Antoine de Lavoisier.

Une manière de poser que tout change, tout le temps, en permanence.

Et d’affirmer que dans cette ordre chaotique, semblant désordonné (puisque à l’inconnu et à l’aléatoire exposé) mais régi par des lois dont nous feignons de ne (re)connaître que le versant scientifique, étant donné que chaque instant et chaque espace, chaque réalité matérielle, abstraite, parallèle -à la pensée humaine quasi insaisissable- sont à la fois uniques, désignables en leur singularité, arrêtés dans le temps, chaque fait, chaque moment, chaque idée, sitôt déterminés puisque étant existants, sans laisser de traces il ne disparaissent cependant, ni ne partent du présent, mais par eux-mêmes demeurent, en leur qualité propre, en tant qu’ils ont été.

Que cela soit évident ou non, immédiat ou non, que cela soit compréhensible ou imperceptible, en tant qu’ils se transmutent en avenir, en l’avenir, ce fait, ce moment, cette idée demeurent.

Que celui-ci se produise ou qu’il soit consulté, intelligé, ressenti;
à tout évènement, à toute réalité, lui succède dans le temps de cet évènement, de cette réalité, une suite logique.

Suite logique au sens d’une inclusion de la nouvelle donnée dans le schéma conséquentielle que constitue l’être étant, comme génératrice d’au moins une conséquence, à savoir celle d’avoir été.

C’est ce que nous nommerons conséquence.

« Contre la vie sans conséquences (ici dans le sens de conséquences produites, c’est à dire de suite logique imputé à un fait) prévient
d’être conscient de cette liaison entre la donnée et la conséquence. »

Eu égard à ce que la vie est; c’est à dire une succession de « con-séquences » , un ensemble de séquences disparates ou continus qui s’enchaînent et se côtoie dans le continuum espace-temps sans nécessairement être dit liées dans le même ensemble conséquentiel; la vie sans conséquences est un non-sens et une négation de la vie.

À une vie non consciente d’elle-même et insignifiante de par son reniement et son manquement au respect de toute considération de causalité, renvoie également une vie sans conséquences, au point de se voir nier sa capacité qui est pourtant celle intrinsèque et non soustrayable à la vie, d’être porteuse de conséquences, donc d’évolution, de changement, de (signe du) passage du temps, de nouvelles possibilités infinies, à chaque instant renouvelées.

C’est d’ailleurs de la vie même, du temps, de l’être de toute chose, dont l’idée et la réalité de conséquence dérivent.

De l’origine de la vie et de tous les univers, la réponse à la question étant la détermination de la dérivation première de toutes les conséquences.

De ce dont la cause première est la conséquence, et si cette cause primaire s’est causée elle-même, qu’elle en est la cause, et qu’elle est la cause de cette première pulsion, étincelle, il serait alors judicieux de se demander, là encore la question se corsant.

Puisque toute chose il est, toute chose il sera, de toute chose il procède, et en est issue toute chose, nous voyons donc bien que fondamental est, dans le traitement de toute chose, le concept de conséquence.

D’où à la causalité une importance accordée.

Tandis que l’étude du fonctionnement, des implications et du bien-fondé de l’étincelle sera la conséquentialité, est la causalité
l’analyse des mécanismes ayant allumé cette étincelle.

« Néanmoins, outre la signification moralement neutre ou plus précisément éthiquement non péjorativement orientée, le sens de suite logique désagréable imputée à un fait, possède également le terme de conséquence.

C’est la conséquence dans le sens de fait, situation, idée, réalité nuisibles provoquées par un précédent fait.

À cet égard, la vie sans conséquences (ici dans le sens « conséquences dues », c’est à dire de conséquences, par un fait particulier, méritées) serait un objectif à atteindre, en ce sens ou au fait d’agir en ayant à l’esprit de ne point poser d’acte entraînant conséquences, c’est à dire ici, de suite déplaisante, elle serait dédicacée.

Toutefois, sont celles-ci les questions qui se posent :

-Quels sont les faits entraînant conséquences dues, ou conséquences produites ?

-Quels sont la nature et le fonctionnement exact de ladite classe de conséquences évoquée dans le présent paragraphe, c’est à dire celle des « fâcheuses conséquences ?

-Quels types d’actions entraînent des conséquences ? Pour qui ? Pour la personne effectuant les actes, pour des personnes tiers ? À quel niveau d’appréhension ?

-Les conséquences sont-elles issues du niveau d’appréhension que constitue celui de la considération des faits de la vie courante en ce qu’ils sont : c’est à dire des faits s’entrecroisant, se succédant, se bousculant ?

-Les conséquences proviennent t-elles d’un niveau d’appréhension autre, tel celui des principes qui régiraient, dans cette « ordre chaotique » apparemment si « innordonnable », le traitement et le jugement des faits, de telle sorte que tel fait entraîne une conséquence bénéfique, tel autre fait des conséquences désastreuses, ou tel autre fait « aucune » conséquence connue, ce qui en soit peut être vue comme une bonne ou une mauvaise conséquence selon la visée du fait et l’interprétation postérieure de l’exécutant ou du témoin de ce fait.

-Quel est la véritable conséquence d’un acte ? Et comment le déterminer ? Ou plutôt « quand » est la véritable conséquence d’un acte ? Et pourquoi chaque acte a t’il, doit-il ou devrait-t’il avoir conséquence ?

Nous voyons en effet que n’est pas nécessairement immédiat toute conséquence de ce dont il est conséquence, mais encore que multiple, indéchiffrable, voire être absent ou perçu comme tel, il peut être.

Nous voyons également que se pose la question de l’impunité, qui voit un fait répréhensible sembler ne pas être suivi de la conséquence due mortifiante que l’on (lui) juge « juste » selon un établissement de la « morale en causalité », cette morale pouvant être résumé comme suit : « à toute faute son préjudice ».

C’est d’ailleurs sur cette construction logico-morale de la morale en causalité qu’est bâti tout l’édifice moral, intellectuel, spirituel et social humain, de tel sorte que même celui qui nie, voire désapprouve cette « morale en causalité » ne le fait qu’en le renforçant lui-même à son tour, puisqu’il impute alors nécessairement un jugement négatif sur les défenseurs de cette morale en causalité, qui selon lui défendent un principe faux, fallacieux, détestable et condamnable qui n’est pas souhaitable en tant qu’il est une supercherie, un dogme, voire un dôme néfaste, qui donc … puisqu’il est une faute conduit nécessairement -et c’est pour cela qu’il est à combattre- à un préjudice qu’il serait sain d’éviter en changeant de modèle de pensée logico-morale en lieu de la morale en causalité !

Or cela est impossible, puisqu’il est le seul et l’unique (précisons immuablement vrai, et existant, et neutre dans son impartialité, donc juste, et qu’il ne peut être changé ni mis à mal en son existence, donc en sa véracité car l’étant et le vrai sont le même en ce qui concerne le principe (il est et il est vrai, il est donc il est vrai, il est puisqu’il est vrai).

Et malgré qu’il soit éprouvé par altération ou inversion de sa vérité -qui est la vérité puisqu’il il n’y’a qu’une vérité du principe en tant que la vérité et l’être sont un dans le principe, et que l’être du principe est unique, malgré qu’il puisse apparaître sous des formes différentes, ce dont la pulsion de négation, de travestissement, de simulation, de subversion ultime dudit principe peut profiter pour se prévaloir de n’être qu’une des formes du principe ou le principe même, ou encore d’être orienté dans la même direction que la tension du principe, ou ce vers quoi le principe fait tendre, c’est à dire ultimement vers lui-même, et dans la direction diamétralement opposé à tout ce qui va à l’encontre de ce que principe est et indique- le principe n’est pas ébranlé en lui-même ne serait-ce que le plus minimalement possible.

Puisque étant principe et que le fait qu’on le prenne pour objet, pour cible, prouve qu’il existe en tant qu’objet. En l’occurrence en tant qu’objet-principe.

Et puisque son existence est même que sa vérité (qui est le principe même, en lui-même) sa vérité est unique puisqu’elle est son existence. Existence qui est une et unique, et indivisible.

Alors l’attaquer parce qu’il est vrai, c’est l’attaquer parce qu’existant. Nier son existence c’est le moyen de nier sa vérité puisque n’est pas vrai ce qui n’est pas.

Et nier sa vérité, c’est dire qu’il est mais qu’il est faux. Or si le principe supérieur est, il est vrai.

Et attaquer le principe en arguant qu’il ne devrait exister, c’est le faire en reniant son indispensabilité de principe vrai. Et donc en s’opposant à lui depuis le cocon inconfortable d’une idée fausse et délétère qui n’a rien d’un principe vrai dont en tant que principe vrai la vérité produit et conforte son existence de principe vrai devant exister comme principe vrai.

Il n’y’a pas d’autre vérité du principe en dehors du principe, alors s’attaquer à ce principe en s’attaquant au principe lui-même, en s’attaquant à son existence ou à sa vérité, c’est le faire en l’attaquant nécessairement en son existence, en sa vérité, en sa justice, en son « bien-fondé », qui peut être d’intérêt commun, donc également particulier et partisan en ce qu’il s’oppose à ce qui est contre l’intérêt commun.

Or le faire, ce n’est rien d’autre que mettre en lumière son existence, sa vérité, sa justice, son bien fondé, notamment par l’ignorance, la partialité ou la malhonnêteté, la perniciosité du procédé employé, qui révèle alors notamment l’ignorance, la partialité, la malhonnêteté, la perniciosité de la cause défendue par la pulsion contraire au principe.

Cependant, soyons francs et honnêtes.

Qu’est-ce qui, alors même que nous avons caractérisé le principe comme pouvant être perçu, intelligible, sensible sous différentes formes, et que nous avons posé qu’il se peut que de faux principes puissent s’arroger la place d’un vrai principe, dit supérieur, pouvons-nous distinguer avec sûreté un principe vrai d’un principe faux ?

Dans la connaissance intime, profonde et véritable du vrai principe; et dans la recherche absolue et sincère de ce principe.

Dans la connaissance et le rejet absolu de tout faux principe et de tout ce qui irai à l’encontre du principe vrai ou le nierait à tort, puisque est ce principe; car l’indispensable quête est la connaissance de l’existence du principe vrai, la recherche de sa vérité et le ressenti bénéfique et favorable de sa justice.

C’est à dire l’appropriation pleine, entière et sincère du principe même, puisque le principe est sa vérité et son existence et ne peut être s’il n’est ni à la fois vrai et existant, et n’existant que par sa véracité et n’étant vrai que parce qu’il existe comme étant vrai, formant ainsi en lui-même une boucle infinie allant éternellement, sans début ni fin, de la vérité à l’existence de lui-même pour se définir lui-même en lui-même de manière « autarcique », de telle sorte qu’il ne soit possible d’isoler ou d’extraire un des prédicats pré-cités du principe -sa vérité, son existence- pour attester ce principe lui-même qui est lui-même, et/puisque/donc vrai et existence.

Cette détermination de ce qu’est le principe par isolement de ses prédicats (son existence, son identité et sa vérité) ne peut donc se faire. Le principe est un et ne peut être considéré, étudié, pensé que dans son caractère « un », ce caractère « un » empêchant, nous l’avons déterminé, sa perception globale « inunitaire ».

Chaque prédicat du principe justifie ce principe et l’ensemble de ses prédicats, le principe est la raison ultime d’être et d’opérer de ses prédicats.

Ainsi la détermination du principe par le particularisme statique et isolé de ses prédicats les uns par rapport aux autres ne peut être opérée dans les faits puisque le principe est tel, selon la nature du principe (sans début ni fin), que pour l’esprit de celui qui pour comprendre le principe et le déterminer en sa vérité et en son existence tentera de percer, discerner, dérouler en un sens (avec début et fin, rapport de provocation, d’engendrement) le fil du rapport entre le principe et ce qui le détermine comme principe supérieur -sa vérité immuable et son existence parfaite, indiscutable- il ne sera seulement que possible pour l’œil de sa pensée de s’engouffrer dans une boucle infinie, celle du principe, qui, principe, vérité et être, ne peut être l’un sans être les autres, puisqu’il est parce qu’il est eux tous à la fois, et qu’il est l’un parce qu’il est l’autre et les autres, et les autres parce qu’il est l’un, nécessairement.

Puisque la primauté du principe de morale en causalité est établie, il nous faut savoir comment caractériser le principe de morale en causalité inhérent à un fait particulier, à travers l’ensemble des enchaînements de faits et de conséquences succédant à ce fait.

L’essentielle question qui se pose est celle-ci : comment d’entre tous les faits faisons-nous, une distinction telle que, de tel fait,
nous puissions imputer qu’il est la conséquence de tel autre fait ?

La désignation d’une conséquence par rapport à un fait induit-il une classification, un jugement qui, conscient de la régularité et de la logique du lien entre la cause et l’effet, fait de cette régularité conséquentielle
(régularité qui serait alors, sans réserve de conditions physiques, spatiales et factuelles similaires, duplicable dans le temps et l’espace comme la véracité pan-temporelle et pan-spatiale d’une formule mathématique, un plus un faisant deux, en 1798 comme au sommet du Mont Whitney) une traduction d’un principe fondamental, celui de la Justice par exemple, qui serait alors le grand juge des faits, le grand déterminateur des conséquences, non pas adéquates mais plausiblement possibles, pour tous les faits qui se présentent à lui.

Se pourrait-il donc que du désordre se tisse, malgré et contre le gré de celui-ci, un ordre pour le lui rappeler ?

Si tel est le cas, alors se pourrait t’il que se résolvent la question du nihilisme, ainsi que celle du relativisme, puisque en dépit de leurs interrogations, de leurs remises en cause, voire de leurs négations de l’ordre juste, celui-ci se manifeste en tant qu’il existe d’une telle manière que la manière la plus radicale, la plus vaine et la plus désespérée d’espérer s’y soustraire, sans la plus infime chance de succès (puisque cette ordre est, en absolu puisque c’est ainsi qu’il est) est encore de l’oublier, et de le renier ?

Cela prouvant qu’il est, mais qu’il n’est pas souhaitable pour qui, alors qu’il vit- donc accepte d’emblée sans en avoir eu le choix (puisqu’il n’est pas encore possible de venir à la vie avec l’attestation consultable après sa naissance de son propre consentement à sa propre génération) et que la vie sans conséquences produites n’existe pas- croit que la vie est, comme par magie, selon son bon vouloir, dissocié d’elle-même, c’est à dire de la vie avec toutes les conséquences (produites et dues) à ce qu’elle a été, est et sera.

C’est ainsi que cette vie sans conséquences n’existe pas puisque le terme et la réalité de la conséquence est indivisible, que sitôt qu’une chose se produit, qu’une réalité émerge, celle-ci se soumet avant même son passage à la réalisation, c’est à dire à la présentation posée et actuelle en un instant précis, au jugement de « l’ordre des choses » permanent, immanent et inchangé (ainsi une carafe d’eau liquide tourné vers le sol sans moyen ni condition d’arrêter ou d’altérer le breuvage, versera son contenant au sol).

Les faits physiques, sans implication morale, provoqués (intentionnellement) ou non, obéissent à des lois physiques et se soumettent bon gré mal gré à cet ordre naturel, que nous hommes doués de raison et d’imagination nous devons de connaître et de mettre à profit.

La question qui se pose est alors : Existe t-il réellement de fait sans implication morale ?

En ce qui concerne les faits et réalités avec implications morales-qui potentiellement contiennent aussi l’ensemble des faits et des réalités, puisqu’il est soumis à examen le fait que tout fait et toute réalité est doté d’implication morale- la question qui se pose est celle-ci:

Ne serait-il pas possible que -puisque les actes engendrant conséquences dites produites sont soumises à un classement instantané, classement qui est intrinsèque à eux, classement qui est la détermination inchangeable de la conséquence qui sera la leur dans une circonstance donnée- les actes entraînant des conséquences dues, elles aussi, puisqu’elles ne forment qu’un avec les actes entraînant des conséquences produites, fassent également l’objet d’une classification et d’un jugement immédiat, qui leur attribue les conséquences « appelés » par la nature même de l’acte spécifique commis, produit ?

La conséquence due est une des conséquences produites possibles. Mais la conséquence produite est-elle une des possibles conséquences dues ?

Il y’a t’il donc plusieurs conséquences dues inhérentes à un fait ?

Si existent plusieurs justices, si plusieurs verdicts possibles il y’a pour un fait, cela nie t’il la justice ? Et donc le caractère due, donc nécessaire et immuable puisque juste et déterminé selon chaque fait traité, de la conséquence due ?

Nous y voilà. Toute conséquence produite doit être dite due.

« Tel fait a a entraîné tel fait b, alors tel fait b est due à tel fait a. « 

Précisons que nous parlons ici de fait qui engendrent d’autres faits, en tant que ces derniers faits peuvent être dits conséquences dans la chaîne conséquentiallo-temporelle des premiers faits (le terme temporelle aurait amplement suffit ici en tant que le temps est l’expression même de la conséquence, et la conséquence l’expression même de ce que c’est que le temps).

Nous n’évoquons donc pas présentement les faits coexistants qui pourraient se succéder, mais sans que n’existe de rapport de conséquences entre eux.

Par exemple; Jonathan va à la boulangerie pour acheter un pain de seigle, la boulangerie se fait braqué.

Dans le cas, probable, ou la boulangerie aurait été victime de la décision prise, par un ou des malfaiteurs, de perpétrer un braquage dans cette boulangerie -ou Jonathan viendra acheter du pain de seigle- décision qui, à l’origine de ce braquage, aura sans nul doute été prise sans la considération de la présence ou de l’absence potentielles de Jonathan au moment du braquage de la boulangerie ou il entreprendra pourtant d’aller acheter du pain de seigle, et effectuera ce dit acte d’acheter du pain de seigle à cette dite boulangerie au moment quasi concomitant ou le/ou les malfrats effectuera/effectueront l’acte de braquer la boulangerie dont nous ne cessons de parler depuis tout à l’heure … Jonathan n’aura selon toute vraisemblance pas à considérer le braquage de cette boulangerie ou il était venu acheter du pain de seigle comme une conséquence due à son introduction dans cette dite boulangerie … ou il n’était venu simplement que pour acheter du pain de seigle, que diable !

Le nœud du problème … est que ne peut pas être dite due toute conséquence produite !

Imaginons qu’Anna tue son mari Rodrigue. Puis qu’Anna vive tranquillement avec son amant et leurs enfants respectifs sans que rien ne vienne perturber leur bonheur ni celui de toute leur descendance, et ce pour des temps infinis…

Le bonheur infini d’Anna et de sa famille, en ce temps comme en ceux qui viendront succède à l’homicide par Anna du père de ses enfants.

Cette suite de la vie d’Anna après le meurtre de son mari est-elle une conséquence produite, et une conséquence due de cette assassinat ?

Doit-il nécessairement y avoir conséquence produite à un fait telle que cette conséquence produite soit dite conséquence due à la nature, à la spécificité du fait dont elle est conséquence ?

Imaginons encore qu’Anna finissent paisiblement ses jours. Puis que des années plus tard, un de ses petits-enfants soit diagnostiqué d’une maladie rare incurable et douloureuse.

Il se trouvera forcement un individu, dès lors que la responsabilité d’Anna dans le meurtre non élucidée de son premier mari sera établie, pour affirmer que … et bien, voilà, voyez-vous, Anna est morte sans être inquiétée par la justice mais voyez-bien, un de ses petits-enfants est gravement malade et n’en guérira pas. Ce drame familial touchant la descendance d’Anna n’est rien d’autre … qu’une conséquence de l’impunité dont elle a pu jouir de son vivant, cela étant sans doute rajouté à son absence de remords, mais encore, à son manque d’aveux de l’horrible forfait dont jadis coupable elle s’était rendu.

Cette sorte de morale en causalité de l’extrême est une volonté jusqu’au boutiste d’adjuger à chaque fait ayant entraîné une conséquence désastreuse, pour autrui et même pour soi-même, une conséquence désastreuse venant sanctionner ce fait, dès lors que ce fait nuisible, mauvais pour soi-même, autrui ou toute réalité, est volontaire, injuste ou injustifiable, selon un jugement se référant à la justice principe, et qu’il n’a pas fait l’objet d’une sanction adéquate, et, précisons le, d’une pleine et sincère, mais éprouvante attrition souhaitable.

Partant, si Gérard coupe un bras à Stéphanie, l’attente de toute personne au fait de cet acte sera qu’il arrive à Gérard une chose si calamiteuse que celle-ci soit une conséquence « juste » de ce qu’il a bien pu faire.

Cette conséquence due, appelée de leurs vœux par les témoins de cette acte encore impuni sera pelle-mêle : l’arrestation de Gérard, son procès, son incarcération, ou encore le fait qu’un malheureux évènement lui arrive, qu’une succession de faits désastreux l’accable…etc.

Pour ceux qui ne considèrent pas la prison ni la providence comme une conséquence assez juste pour le coupable, cela étant en particulier le cas pour les personnes qui ont subies l’acte mauvais, comme cela peut l’être pour leurs proches, et parfois pour des tiers personnes trop émues par la chose, la conséquence due ne sera jamais satisfaisante que lorsqu’elle aura pris le doux nom de vengeance (personnelle ou pour autrui).

(…)

Ce schéma de corrélation incomplet et aléatoire entre les conséquences dues et les conséquences produites peut t-il être, ou non, l’établissement que les conséquences dues et produites sont les deux termes d’une même réalité nommée conséquence ? La bonté, l’honnêteté, le respect du principe ou la sagesse, comme l’intérêt et la crainte envers le principe, sont-ils malgré leur justesse ou leur bien fondé, incapables d’encourager à penser et poser les conséquences de toute chose comme produite, et comme due, invariablement ? Si tel est le cas, quel en la raison ? Quels en sont les conditions ?

*

Et son œuvre le graveur regarda, et dit : « Ceci est ma Profession de foi et mon testament. »

Par GNADOU ATHYTHEAUD : La Vie Sans Conséquences : De la Polysémie à l’Antinomie; étude, distinction et rapport entre les conséquences dites produites et les conséquences dites dues (K1fo, YOUKWI)

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