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PRAY FOR SARAH GOODMAN

PRAY FOR SARAH GOODMAN
GNADOU ATHYTHEAUD

 

PRAY FOR SARAH GOODMAN : Pour une protection juridique des découvreurs de failles de sécurité

 

Overland Park gagnerait à être plus connu. Cette municipalité du Kansas est en effet la deuxième ville la plus peuplée de cet État américain du centre des États-Unis. Si la postérité n’a pas encore jugé bon de s’intéresser à la vue de tous à cette commune et ses 190 000 habitants, l’actualité offre une exposition inespérée mais diversement appréciable à Overland Park.

Le 19 mai 2018, Sarah Goodman décide d’emmener ses jeunes enfants au Musée local. Ou plus précisemment au centre communautaire de proximité de Tomahawk Bridge, à Overland Park, ou a lieu une exposition artistique.

Ce qui est incontestablement une bonne idée se transforme en cauchemar lorsque les enfants se mettent à explorer les lieux selon l’alacrité de leur âge et que l’un deux, s’agrippant à une statue, se rend compte du branlement du buste et pris au piège, s’écroule en fracas avec l’Aphrodite de Kansas City.

Alors que la mère de l’enfant, en outre franchise, transmet ses coordonnées à l’institution afin de pourvoir au remboursement de l’œuvre qu’elle estime selon ses propres mots à  grosso modo « huit-cent dollars », qui pourra jamais imaginer son choc lorsqu’il lui a été intimé de rembourser la somme de 132 000 dollars.

Face à ce chiffre que la mère des deux enfants ne peut évidemment  , analysons les faits, la situation et les responsabilités de chacun.

Les enfants ont déambulé dans le musée, couru même pouvant nous dire, et l’un deux a pu s’approcher, toucher et faire basculer une œuvre d’art. Est-ce réellement de sa faute ? C’est enfant est-il pénalement, juridiquement responsable au point que puisque étant mineur ne dispose pas de patrimoine financier, la responsabilité de cet acte ait été transféré à sa mère.

Précisons que celle-ci ne peut pas absolument surveiller ses enfants dans leur moindre mouvement, à moins de les mettre dans un panier comme on le fait de certains chiens admis dans les lieux publics.

Le comportement d’un enfant est notoirement libre, enjoué, donc imprévisible.  C’est pour cette raison que des panneaux routiers indiquent aux automobilistes la présence et le passage potentiel d’enfants sur la chaussée, comme on le ferait,  admettons-le, pour les animaux sauvages.

 

                      

 

 

Pensez-vous que l’enfant, comme le sanglier qui surgit sans crier gare sur la route, soit conscient de la signalisation routière les concernant, et donc du danger qu’on entend éviter à leur égard ?

Pensez-vous même que c’est à eux que ces panneaux et ces règles sont adressés ? Non, ceux-ci concerne les adultes responsables « obligés » de composer avec ces électrons libres. Ces adultes sont les usagers motorisés dans un cas, la direction et le personnel du centre communauaire Tomahawk Bridge dans l’autre. En cause dans ce faits divers à Overland Park; la sécurité du musée improvisée.

Lorsque l’on voit ces deux pancartes, on se doit tout de suite d’être alertes car à tout moment, des enfants ou un cerf peut se décider contre toute logique « adulte » ou humaine, et au mépris du danger de s’élancer sur la route. Si les précautions nécessaires n’ont pas été prises par l’automobiliste et qu’un enfant ou un animal sauvage surgit sur la route, et que la voiture le percute, qui est donc responsable ? Pense t-on à blâmer l’enfant fauché par un camion, à demander des comptes et des sommes sonnantes et trébuchantes à ses parents au titre du préjudice matériel, moral et psychologique causés au conducteur ? Sûrement pas.

Car il faut rappeler que cette signalisation est avant tout là pour protéger les enfants et les animaux dits sauvages du danger que leur comportement déconcertant car « déconcerné » peut occasionner avant tout pour eux-même, et ensuite pour le conducteur, c’est à dire l’adulte responsable et normalement bien intentionné qui est amené à composer avec ces éléments insaisissables.

L’adulte responsable est l’automobiliste dans l’exemple et l’institution accueillant les œuvres d’art et les visiteurs- dont des enfants dans le fait d’actualité exposé. L’adulte responsable dont ces deux cas se doit d’être en toute circonstance prudent, compréhensif des éléments en présence, et bien intentionné, sous peine de sanctions voire de condamnations, et surtout de bonne foi.

Ainsi ne souhaitons-nous  pas voir sur nos routes un automobiliste foncer délibérément dans la foule. Car il doit être bien intentionné pour éviter des tragédies, des moments de crise ou des situations inextricables laissées au point mort, comme l’affaire documentée par votre journal.

Or dans le cas du Tomahawk Bridge Community Center, les règles de prudence n’ont pas été respecté. Si l’enfant en question a pu si aisément s’approcher et tomber avec l’œuvre d’art, c’est que celle-ci n’a pas été protégé. Elle était accessible, sans zone de sécurité ni barrières matérielles aussi discrètes soient-elles. L’Aphrodite de Kansas City était peu protégé à un tel point qu’un individu masqué aurait tout simplement pu venir dans le musée, dérober la statuette et s’envoler avec. Aurait-il été retrouvé que le mal aurait été fait, et l’œuvre peut-être vendu, échangé ou stockée quelque part, en attendant la sortie de prison du malfaiteur pour être mis à disposition sur marché noir.

La responsabilité du défaut de protection de l’oeuvre revient donc au Cente commnautaire de Tomahawk Ridge exposant les oeuvres sans leur offrir un cadre protecteur.

Ce manquement à la prudence est d’autant plus manifeste que s’y ajoute un manque de compréhension des  éléments pouvant intervenir dans le cadre institué. Nous avons vu que dans certaines zones, l’automobiliste doit prendre en compte les enfants et les animaux car ceux-ci ne sont pas juridiquement interdit sur la route et que leur tempérament peut les amener à traverser cette route sans crier gare, malgré dans le cas des enfants de l’éducation et de la présence de leurs parents.

Pourtant nous ne considérerions  pas les parents d’un enfant écrasé sur la route pour avoir traversé trop tôt d’être responsable de l’accident sous prétexte qu’ils étaient présents mais qu’ils n’ont pas pu l’empêcher. Cela aurait été empêché si les enfants avaient été cadenassés.

Dans le cas contraire, la confiance des parents n’éliminant pas le risque permet-il l’opprobre en cas d’évènement fâcheux. Sans doute, mais dans ce cas, les parents d’un enfant percuté par une automobile au bord de la route n’ayant pas maintenu de force leur enfant auprès d’eux sont coupables aux yeux des rigoristes de ne pas avoir assez pris en compte la dangerosité de l’environnement routier.

C’est donc un aveu dans notre exemple de ceux-même qui blâment la turbulence de l’enfant et le laxisme des parents que c’est de la route comme du musée, c’est à dire de l’environnement « accueillant » ou des enfants peuvent potentiellement s’introduire et évoluer, que l’arrivée, l’accueil et la gestion adaptée de l’imprévisibilité des jeunes.

Dans ce centre communautaire de Tomahawk Bridge, la présence potentielle d’enfants et la prise en compte de leur comportement « aléatoire » malgré l’autorité ou la présence des parents n’a pas été considéré.

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