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Les espions ont infiltré la sécurité des hôtels suisses

La Suisse soupçonne toujours fortement Israël d'être derrière les cyber-attaques lors des négociations sur le nucléaire en Suisse auxquelles a participé John Kerry. (photo: Keystone)
Les espions ont infiltré la sécurité des hôtels suisses
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Depuis ce printemps, on sait que les hôtels qui ont abrité les négociations sur le nucléaire iranien sur les bords du Léman au début de l’année avaient été la cible de cyberattaques. Le Ministère public de la Confédération avait même ouvert une procédure pénale. Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur la façon de procéder des pirates. Ils se seraient infiltrés via notamment les caméras de surveillance, raconte le «Tages-Anzeiger» lundi.

L’alerte avait été lancée par l’entreprise de sécurité informatique Kaspersky qui avait indiqué, lors d’une conférence de presse en juin, avoir découvert un virus-espion très sophistiqué qui aurait touché des hôtels ayant accueilli les négociations, soit l’Intercontinental et le Palais Wilson à Genève, le Beau Rivage à Lausanne ou le Royal Plaza à Montreux.

Israël toujours montré du doigt

Les autorités suisses, qui avaient mené des perquisitions dans les établissements concernés, avaient très vite soupçonné les services secrets israéliens d’être derrière cette attaque. Et rien n’a changé aujourd’hui.

Le matériel saisi montre en effet que le système informatique des hôtels a été infecté par un cheval de Troie baptisé Duqu 2.0 qui a permis aux pirates de prendre le contrôle des caméras de surveillance et des micros, précise le «Tagi». Ce qui leur a permis d’avoir une excellente vision d’ensemble sur tout ce qui a été dit lors de ces négociations, notamment du côté de la délégation américaine emmenée par John Kerry.

Et si Israël, qui était fortement opposé aux négociations, est montré du doigt, c’est que ce cheval de Troie s’apparente fortement à celui que les services secrets israéliens avaient exploité auparavant, selon les experts. Selon Kaspersky, son développement et son application sont extrêmement coûteux. Ils exigent des ressources bien supérieures à celles des cybercriminels habituels. Le chiffre de 50 millions de dollars a même été articulé.

Les attaques dont ont été victimes les conférences sur le nucléaire iranien en Suisse auront au moins servi à une chose: sensibiliser les organisateurs de grands événements, tel le World Economic Forum de Davos, aux menaces de piratage sophistiqué qui pèsent sur ces grands rendez-vous internationaux.

Source : 20 Minutes

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