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Le nouveau président du Mali nomme un banquier premier ministre

Le nouveau président du Mali nomme un banquier premier ministre
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Au lendemain de son investiture, le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé comme premier ministre Oumar Tatam Ly, un banquier de 49 ans, qui devrait très rapidement entamer des consultations pour former son gouvernement.
Cet agrégé d’histoire et diplômé en économie, formé en France, était jusqu’à récemment en poste à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), institut d’émission monétaire des huit pays qui ont comme monnaie le franc CFA. Son père, Ibrahima Ly, célèbre homme de lettres aujourd’hui décédé, auteur de deux retentissants livres – Toiles d’araignées et les noctuelles vivent de larmes – fut également un militant engagé dans les mouvements estudiantins et les partis de gauche.

Oumar Tatam Ly a travaillé notamment à la Banque mondiale, puis à la présidence de 1992 à 1994 durant le mandat d’Alpha Oumar Konaré, notamment comme chef du bureau d’analyse et de prospective. Il a intégré la BCEAO en 1994, où il gravit les échelons jusqu’à devenir directeur de cette banque pour le Mali en 2008, puis conseiller spécial du gouverneur.

Son entourage assure qu’il n’est membre d’aucun parti politique, mais il a participé à l’élaboration du volet économique du programme du candidat Ibrahim Boubacar Keïta, qui a brigué la présidence pour le compte du Rassemblement pour le Mali (RPM).

« RÉCONCILIATION NATIONALE »

En dépit de craintes sécuritaires, le pays a organisé sans incidents majeurs une présidentielle le 11 août, qu’Ibrahim Boubacar Keïta a remportée au second tour face à l’ex-ministre Soumaïla Cissé. Surnommé IBK, le nouveau président a prêté serment mercredi pour cinq ans.

Il a énoncé plusieurs priorités, « la plus pressante » à ses yeux étant « la réconciliation nationale » dans son pays meurtri par dix-huit mois de crise politico-militaire. S’il peut compter sur la communauté internationale qui a promis, en mai, une aide massive de 3,2 milliards d’euros au pays, le nouveau président devra toutefois s’atteler à une lourde tâche.

Dans son dernier message à la nation en tant que président intérimaire, mardi, Dioncounda Traoré a en effet affirmé que M. Keïta « est, par la force des choses, le président d’un temps de défis complexes et multiformes, le président d’un temps de réconciliation, de refondation et de reconstruction ». « La demande sera grande quand l’offre, elle, restera hélas modeste, du fait des moyens réduits de notre pays », avait-il ajouté, en exhortant les Maliens à apporter leur soutien à la nouvelle équipe.

Lire l’éclairage (en édition abonnés) : « Au Mali, le nouveau président face à d’immenses défis »

L’investiture d’IBK intervient après dix-huit mois de crise au Mali, depuis l’offensive de rebelles touareg dans le nord du pays en janvier 2012, supplantés rapidement par des groupes criminels et islamistes armés, liés à Al-Qaida. Ces derniers ont pris le contrôle de cette vaste région juste après un coup d’Etat militaire qui, le 22 mars 2012, a renversé le président Amadou Toumani Touré.

Les jihadistes ont laminé la rébellion touareg et l’armée malienne, commettant d’innombrables exactions avant d’être en grande partie chassés, à partir de janvier 2013, par l’intervention militaire franco-africaine toujours en cours. Le conflit a ravivé les tensions entre communautés touareg, arabes et noires et provoqué le déplacement d’environ 500 000 personnes.

Source : Le Monde

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